Archives de Catégorie: Pas toujours sérieux

Quel genre de «procastinateur» êtes-vous?

85965-Royalty-Free-RF-Clipart-Illustration-Of-A-Relaxed-Businessman-Napping-In-A-Hammock-Between-Coconut-Palm-Trees

Bien que vous connaissiez la définition de la procrastination, soit le fait de tout remettre au lendemain, question de jaser un peu, j’avais envie de vous faire part de ma petite échelle personnelle quant au niveau de procrastination ou du type de «procrastinateur» qui parfois sommeille en nous.

Mon père, quand nous étions, je ne sais pas si je dois dire jeunes ou enfants, mes soeurs et moi, avait non seulement pris soin de nous en faire une représentation, mais s’assurait régulièrement que l’on ne la laisse pas s’immiscer.

Depuis, ce mot ou cet état d’être, en fait, cet état de ne pas être me trotte dans la tête. De là, question de déculpabiliser, sont nées ces catégories.

Or, il y a le «procastinateur» occasionnel, celui qui, par exemple, une fin de semaine, décide d’abandonner tous projets, malgré la petite voix qui tente de le rappeler à l’ordre.

Le sélectif, pour sa part, est généralement actif, mais repousse carrément un projet bien précis et tente de se justifier. Son cousin, le ponctuel, le repousse par intermittence. Notez, par ailleurs, que le sélectif et le ponctuel s’apparentent au rêveur.

Le saisonnier, ici il est question de l’ours qui hiberne du genre couch potatoe ou la grillade au soleil durant l’été, vous voyez le topo.

Et pour finir il y a le «major procrastinateur», lui c’est le roi de la procrastination.

Et puisque l’on jase, j’irai jusqu’au bout en vous avouant être du type ponctuel, en lien avec quel projet? eh bien, on en jasera une prochaine fois.

Publicités

Suis-je vieille?

Quand on dit : « Dans mon temps » est-ce que cela signifie pour autant que nous sommes vieux? Je ne crois pas, en fait l’expression en soi ne fait pas « branchouille, synonyme quelque peu dépréciatif de branché », mais elle ne nous reporte pas si loin dans le temps malgré tout.

Peut-être parce que l’écart en années ne me parait pas si éloigné que celui de la technologie. Il n’y a qu’à penser à Apple qui, semble-t-il, devrait présenter son IPad 3, en Californie la semaine prochaine, ses tablettes de  « network » sont incomparables à nos appareils de télécommunications préhistoriques des années 70.

J’en témoigne, puisque quand j’ai commencé à travailler dans ces années-là, soit dit en passant c’était à la FIN des années 70, ce n’est pas hier j’en conviens, mais ce n’est pas non plus au début du siècle, ok le précédent pas celui-ci, néanmoins nous étions bien loin des IPads.

À ce moment, je travaillais au sein d’une PME œuvrant dans l’importation, même ça ce n’était pas très répandue à l’époque, au Québec, alors pour commander nos produits aux États-Unis et en Europe nous utilisions un Télex, soit un système de télégraphie permettant la transmission de messages par téléscripteur.

La description parait un brin scientifique, peut-être l’était-ce en ce temps-là, mais mon souvenir de son mode d’utilisation ne l’est pas du tout.

Nous devions appuyer sur de grosses touches hautes et rigides, lesquelles, au fur et à mesure que l’on enfonçait une lettre, perçaient des trous dans un ruban d’une largeur d’environ 3 cm. Lors d’erreurs nous devions couper le ruban, de sorte à retirer le bout erroné et reprendre notre dactylographie. Si par un beau matin, notre commande était très longue et que nous avions le doigté engourdi, nous nous retrouvions avec plusieurs bouts de rubans, et ce qu’il faut savoir c’est qu’à l’envoi il fallait s’empresser de placer les rubans bouts à bouts, et en continu, afin d’éviter que l’envoi ne soit interrompu.

Alors pour répondre à la question : « Suis-je vieille? », je ne sais pas pour vous, mais moi je suis de celles qui croient que tenter de suivre la technologie garde jeune, ne serait-ce qu’en faisant travailler nos méninges pour la comprendre, en se hasardant à l’utiliser, et en fin de compte en s’aventurant pour ne pas être un «bolosse, soit un idiot qui ne comprend rien à rien, et qui est complètement hors du coup!».

Si près, mais tellement différent…pas de gogounnes!

Cartier, Cartier, ô Jacques Cartier,

Si t’avais navigué à l’envers de l’hiver,Cartier, Cartier, si t’avais navigué
Du côté de l’été, aujourd’hui on aurait
Toute la rue Sherbrooke bordée de cocotiers
Avec, perchés dessus, des tas de perroquets
Et tout le Mont-Royal couvert de bananiers
Avec des petits singes qui se balanceraient.
Au bord du St-Laurent, on pourrait se baigner
Tout nus en plein hiver et puis se faire bronzer.

Malheureusement, la rue Sherbrooke n’est pas bordée de cocotiers, tel que nous le chantait Robert Charlebois, bien qu’en été ce soit une rue charmante, l’hiver c’est une toute autre histoire.

Mon Dieu! que nous sommes « warriors », nous, les gens du Nord! Pas plus tard que mardi ma fille et moi rangions nos maillots de bain et affichant clairement notre direction avec nos manteaux aux capuchons et cols de poils en main nous dirigions vers  l’aéroport, quelques heures s’écoulent et nous voilà les deux pieds dans la neige! La neige, c’est beau! mais au chalet quand on fait du ski ou des randonnées, pas sur le chemin du travail ou de l’épicerie…

Quand on revient du Sud, on se demande qu’est-ce que l’on fait ici? Ensuite, comme nous sommes bien rodés, nous chaussons nos bottes, nous enfilons nos gants et nos capuchons et nous voilà parés pour affronter vents et pas les marées, mais bien la neige, le froid et tout le reste, comme si le sable n’existait plus.

Alors, je suis fière de nous! et j’apprécie nos changements de saisons, mais comme la vie est facile en « gogounnes »!

L’homme et la machine…

Un soir d’été, impressionnés par le gros camion de déménagement reculant dans l’entrée de la maison voisine de la nôtre, mes enfants se sont littéralement postés le long du terrain pour observer les gars à gros bras, qui une fois le camion bien en place, ont commencé à faire l’aller-retour entre la maison et le camion. Comme le processus de vider un camion est assez long, installer les minis chaises de plage était tout indiqué. Mes enfants revêtant leur pyjama de coton aux multiples motifs, le nez brillant à la suite d’une journée passée sous le soleil et d’un bain moussant, s’y sont installés avec un bol de popcorn, eh oui, comme au cinéma! Vous devinez que les nouveaux voisins ont été charmés par cet accueil plutôt sympathique et assez original.

Je sais, vous vous questionnez à savoir quel est le lien entre cette histoire et le titre de mon article, j’y arrive. Un peu plus tôt ce matin, sous cette magnifique température, exceptionnelle, pour un mois de novembre, je suis allée à pied faire des courses. Vous savez déjà que plusieurs projets de construction et rénovation sont en-cours dans mon quartier. Il y a, par conséquent, en ce moment, un méga chantier de démolition rue Bourget, alors j’ai décidé de faire un tour de ce côté afin de voir ce qui s’y tramait comme projet. Malheureusement, je n’ai vu aucune affiche devant le chantier, mais qu’est-ce que je vois? un homme bien installé sur une chaise de plage, sur le trottoir, observant passionnément le chantier!

Alors, que peut-on dire : l’homme toujours enfant ou l’homme toujours fasciné par la machine, hum, peut-être les deux?